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Archives 2008


17 décembre 2008 - De nouveaux projets pour Aquassistance

Lors de sa réunion du 16 décembre 2008, le Conseil d’administration a donné un avis favorable à cinq nouveaux projets : Zogbodomey (Bénin), Ankadinondry Sakay (Madagascar), Ambohimbory (Madagascar), Tafacirga (Mali), Beit Sira (Palestine).

Le Conseil a également décidé après expertise sur le site, de poursuivre les travaux sur deux projets lancés lors de précédentes réunions : N’Gaparu (Sénégal) et Kasongo-Lunda (RDC).

Les cinq nouveaux projets :

Zogbodomey (Bénin) : 
Zogbodomey est une communauté rurale située au centre du Bénin, à 117 km de Cotonou dans le sud du département de Zou. Elle compte 85000 habitants dans 65 quartiers et villages.

La municipalité voudrait étendre les réseaux d’alimentation en eau mais elle ne dispose pas de l’expertise nécessaire ni des moyens humains pour réaliser les études. Elle a donc demandé en mai 2008 à 
l’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones), dont elle membre, de l’aider.

Aquassistance apportera son expertise professionnelle pour réaliser une première expertise, analyser la situation actuelle, proposer des plans à court et long terme et prendre ainsi en compte tous les aspects techniques, économiques et sociaux. Les réalisations seront adaptées aux financements qui pourront être rassemblés.

Ankadinondry Sakay (Madagascar): C’est la 
Communauté de Communes de Lanvollon Plouha dans les Côtes d’Armor qui soutient le projet. Cette Collectivité a depuis plusieurs années un accord de coopération avec la ville d’Ankadinondry Sakay qui compte plus de 40 000 habitants.

Elle souhaite apporter son aide en application de la coopération décentralisée et de la loi Oudin-Santini et, après avoir vu ce que nous avions fait dans la commune voisine d’Ambalanirana, elle a demandé à Aquassistance de l’accompagner dans ce projet de renforcement des réseaux d’eau et d’assainissement du chef lieu (15 000 habitants concernés).

Les sources sont insuffisantes et ne desservent que quelques bornes fontaines. Les réseaux qui avaient été réalisés du temps du colonat ont beaucoup vieilli et ne semblent plus utilisés. La première étape sera comme toujours la réalisation d’un diagnostic des systèmes existants en eau potable et en assainissement pour arriver à l’élaboration d’un APS (Avant Projet Sommaire). Il faudra ensuite, si nous poursuivons, rechercher des financements.

Ambohimbory (Madagascar) : C’est un projet à la fois de taille plus réduite et plus avancé que celui de Sakay. Claude Renault, un bénévole d’Aquassistance est déjà passé sur place pour donner son avis sur le projet qu’avait préparé l’Association Solidarité Azur Madagascar Afrique (SAMA). Cette association très active réalise un projet d’alimentation en eau du village d'Ambohimbory pour les 90 élèves de l'école ainsi que la population du village qui compte environ 100 personnes. Le Conseil d’Administration a donné son accord pour continuer à donner son appui à SAMA à l’occasion d’autres missions pour les projets voisins d’Ambalanirana et d’Ankadinondry Sakay.

Tafacirga (Mali) : Tafacirga est une commune de 2200 habitants dans la région de Kayes au Mali. Cette région est très active dans le développement de systèmes d’hydraulique villageoise et Aquassistance est déjà présent à Fanga. C’est une association de ressortissants, l’Association des Jeunes de Tafacirga en France (AJTF) qui porte le projet en partenariat avec une association de Villeneuve la Garenne, 
VAVU (Villeneuve Animation et Vie urbaine). Les 2 200 habitants de Tafacirga sont confrontés à des problèmes de qualité et de quantité d’eau car les cinq puits à grand diamètre situés au sein du village et les forages aménagés aux alentours, fournissent des eaux de qualité médiocre ou des eaux trop saumâtres pour la consommation humaine. Enfin, les puits présentent des débits insuffisants pour pouvoir couvrir tous les besoins en eau du village. Lors d’une première visite, Aquassistance évaluera la situation et proposera des solutions en vue d’améliorer l’alimentation en eau du village tant en termes de qualité que de quantité.

Beit Sira (Palestine) : Le projet de Beit Sira est également un projet de coopération décentralisée initié par la 
Commune de Montreuil (93). Le traitement et le transport de l’eau jusqu’à Beit Sira (3 500 hab.) sont assurés par la société des eaux israélienne Mekorot.

Le réseau d’eau de Beit Sira date seulement de 1991 mais il est dégradé et il perdrait 50% de l'eau reçue de Mekorot et, de fait, il ne permet ni une couverture totale des besoins ni une distribution continue 24h/24. Des infiltrations d’eaux usées via les fissures polluent l’eau distribuée et entraînent des maladies hydriques.

La demande faite à Aquassistance est d’accompagner la commune de Beit Sira dans la remise en ordre de la gestion technique et la gestion économique du réseau de la Commune, en partenariat avec le PWA (Palestine Water Authority).

Les deux projets à poursuivre

N’Gaparu (Sénégal) (13 000 hab.) : Le Conseil d’Administration a décidé de poursuivre l’accompagnement qu’Aquassistance donne à un groupement privé sénégalais, CANDA 2000, en partenariat avec l'association française
Cap'Afrique. CANDA 2000 s’est chargé, contre rémunération par les bénéficiaires, de collecter les ordures ménagères du village de N’Gaparu.

C’est une expérience d’entrepreneuriat social qui se développe avec succès depuis huit ans et à la satisfaction de la population mais l’obligation administrative de fermer la décharge actuelle a remis en cause ce fragile équilibre. Sylvain Planchon va continuer à des donner ses conseils pour démêler les problèmes techniques, économiques et administratifs que vit le groupement sénégalais.



Kasongo-Lunda (RDC) : Le Conseil d’Administration a décidé de poursuivre le projet pour l’amélioration de l’approvisionnement en eau du Collège N’Témo de Kasongo-Lunda et des populations environnantes (RDC). Le Collège N’Témo compte près de 420 élèves. Il est situé dans la ville de Kasongo-Lunda (40 000 habitants), dans la province de Bandundu, à 550 kilomètres de Kinshasa. Les populations environnantes au Collège représentent plus de soixante-dix familles qui bénéficieront des installations.

Deux expertises menées par Aquassistance (Laurent Bonnefous) et Energy Assistance ont permis d’établir un état des lieux; les besoins sont estimés à environ 18 m3/j; les travaux de réhabilitation ont été chiffrés.

Aquassistance a obtenu un financement de 30 % du budget total, du 
Fond Social de Développement de la Coopération Franco-Congolaise. L’approvisionnement des matériels va être lancé dès le mois de janvier 2009 pour une mise en œuvre avant la fin juin 2009.


11 décembre 2008 - Aquassistance, un partenaire reconnu de la coopération décentralisée


En novembre 2008, Aquassistance a démarré trois partenariats avec des collectivités locales françaises sur des projets de coopération décentralisée. La 
coopération décentralisée, c’est la possibilité, pour une collectivité locale française, de lier des partenariats avec des collectivités étrangères et de pouvoir y financer des projets dès lors qu’il y a signature d’une convention et respect des engagements internationaux de la France. La collectivité peut s’appuyer sur une association comme Aquassistance, pour la mise en œuvre de ses projets.

Les collectivités françaises coopèrent aujourd’hui dans 115 pays. Ce phénomène touche toutes les régions, la grande majorité des départements, des intercommunalités et des communes, grandes et moyennes.

Pour Aquassistance, l’objectif est d’apporter ses compétences professionnelles à la réalisation d’équipements d’alimentation en eau dans trois communes de l’Afrique de l’Ouest, à Nara au Mali, Legmoin au Burkina Faso et Demdeng au Cameroun. Les collectivités françaises partenaires sont dans l’ordre, les Villes de Quimperlé, de Grasse et de Chamonix.

La commune rurale de Nara au Mali compte 23 500 habitants, répartis dans 17 villages. Elle est située à 400 km de Bamako. Un premier diagnostic a identifié six villages dont les besoins en eau potable ne sont pas satisfaits ou le sont partiellement. A partir de cette étude, le comité de jumelage Quimperlé - Nara a décidé, dans le cadre de la loi Oudin - Santini, d’aider à l’amélioration de la desserte en eau de ces villages. Deux bénévoles d’Aquassistance, Patrick Le Lorier et Jean-Marie Battarel, ont conduit avec les représentants de la Ville de Quimperlé, une première mission d’expertise en novembre 2008 pour préparer l’étude hydrogéologique, identifier une entreprise locale susceptible de réaliser les six forages et mettre en place avec la Commune de Nara les comités qui seront chargés de la gestion des installations.

La commune de Legmoin au Burkina Faso est située à la frontière ave le Ghana, dans la province du Noumbiel. Le village compte quelques 8.000 hab. La Ville de Grasse a signé une charte d’amitié avec la Commune de Legmoin et donné son accord pour 
le financement de six forages avec pompes à motricité humaine. Un bénévole de l’association, Dominique Chenille, a lancé une consultation et le bureau d’étude chargé de l’étude hydrogéologique et de la surveillance des travaux de forage va être désigné. Réalisation dans les premiers mois de 2009.

La commune de Demdeng au Cameroun et la Ville de Chamonix Mont-Blanc ont signé le 1er décembre 2003 une charte d’amitié et de coopération, charte qui a déjà permis de développer des actions dans le domaine de l’administration communale. En juillet 2008, les deux maires ont demandé à Aquassistance de réaliser une expertise sur l’accès à l’eau potable dans la commune de Demdeng. Demdeng, c’est 30 000 habitants inégalement répartis sur 17 communautés et 125 km2, sur les hauts plateaux du département de Koung Khi, dans la Province de l’Ouest. Si certains de ces villages disposent de ressources en eau potable, d’autres doivent s’approvisionner dans les rivières à des distances assez grandes des communautés. Les objectifs de la première expertise sont de définir des priorités d’action et à partir de là, d’élaborer des solutions techniques. Il faudra également identifier des partenariats en France et au Cameroun et rechercher des cofinancements. Première mission d’expertise au printemps 2009.



10 décembre 2008 - Dans les Camps de Réfugiés en Ethiopie

Bernard Auclair, un bénévole d'Aquassitance, est intervenu en novembre 2008 dans les camps de réfugiés somaliens de 
Kebribeyah et de Sheder en Ethiopie. Cette région, située à l’est de l’Ethiopie près de la frontière somalienne, a reçu, depuis le début des années 90, plusieurs centaines de milliers de réfugiés pour atteindre un pic de 630.000 après la chute du régime somalien de Saïd Barre en 1991. De cette époque restent plus de 16.000 réfugiés basés dans le camp de Kebribeyah qui n’ont pu rejoindre leur foyer en raison de l’instabilité politique et militaire fréquente.

Aquassistance intervient à Kebribeyah en partenariat avec l'
Ordre de Saint Lazare et en collaboration avec UNHCR. Le 20 juin 2007, Journée mondiale des réfugiés, le HCR et l’Ordre de Saint Lazare ont signé un accord. L’Ordre de Saint Lazare s’est engagé à aider les réfugiés et les populations locales qui les accueillent et vivent bien souvent dans des conditions aussi difficiles que les réfugiés. Le partenariat a pour but de développer des projets d’accessibilité à l’eau en faveur des réfugiés et des populations qui les accueillent.


Les réfugiés reçoivent moins de 15 litres par jour, ce qui est considéré comme le minimum vital pour la boisson, la cuisine et le lavage. Les dysfonctionnements du système de distribution provoquent de longues queues aux points d’approvisionnement malgré l’allongement des temps de distribution.
Du fait de la rareté de l’eau superficielle en période sèche dans cette région, les besoins en eau du camp sont satisfaits par pompage dans la nappe profonde du système public d’alimentation de la Vallée de Jahar qui reçoit une aide de UNHCR pour la gestion courante et la maintenance du système. En théorie, le système de la Vallée de Jahar devrait fournir de l’eau en quantité suffisante pour les réfugiés, la population locale et les troupeaux mais le manque de maintenance du système par les institutions locales ou régionales entraîne une dégradation progressive des installations. L’UNHCR tente de combler ces insuffisances en contribuant partiellement aux frais d’exploitation. 

L’objectif du projet soutenu par l’Ordre de Saint Lazare et Aquassistance est d’assurer la pérennité du système d’alimentation à la fois pour les populations réfugiées et pour les populations locales et de remettre à terme la complète gestion des ouvrages à l’administration éthiopienne. Cela passe par une remise à niveau des installations et le renforcement des capacités de management des équipes locales, pour que le besoin minimal de 15 litres par jour soit garanti à tous et en permanence dans le futur.

Les travaux comprennent le remplacement de canalisations et de groupes électrogènes, le raccordement des installations au réseau électrique, la réhabilitation des forages et l’installation des éléments du système encore manquants. Mais un des éléments important du dispositif de durabilité est la mise à plat de l’organisation, la formation du personnel tant du point de vue technique que du point de vue managérial et éventuellement le recrutement de personnel qualifié pour prendre provisoirement le leadership des équipes et leur transférer son savoir faire.

Le camp de Sheder est en cours de création et, pour l’alimentation en eau, des forages doivent être creusés. L’Ordre de Saint Lazare a été sollicité par le UNHCR pour participer au financement des travaux et a demandé à Aquassistance de valider le programme d’investissement prévu par le UNHCR. Une fois réalisées ces installations, il sera nécessaire, comme à KEBRIBEYAH de transférer la gestion du système aux autorités locales dans de bonnes conditions.


 
01 décembre 2008 - Présentation d'Aquassistance au milieu médical

En Novembre, Olivier Schlosser (Centre de Recherches Suez Environnement - Le Pecq) et Huot Srun (Lyonnaise des Eaux Siège) sont intervenus auprès des médecins et infirmiers de la Faculté de Médecine Pitié -Salpêtrière à Paris, sur le thème de l'approvisionnement en eau en zone tropicale.

Cette intervention répond à la demande du milieu médical avec des retours d'expériences concrets d'Aquassistance (Sénégal et Vietnam).
 


25 novembre 2008 - Journée Aquassistance 2008


Le 13 novembre a eu lieu la Journée Aquassistance dans plusieurs sociétés de Suez Environnement et centres régionaux de Lyonnaise des Eaux. Les correspondants locaux ont réunis les membres adhérents de leur "section locale" pour faire mieux connaître l'action de leur association.

Merci à tous ceux qui se sont impliqués pour organiser des "buffets équitables", recueillir des témoignages des missions, collecter des fournitures pour les enfants d'Afrique ou d'ailleurs... et convaincre de nouvelles personnes de devenir adhérents d'Aquassistance.










 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
25 novembre 2008 - Résultats du Quizz Aquassistance
 
Merci et bravo à tous ceux qui ont joué au quizz que nous avions organisé à l'occasion de la Journée Aquassistance du 13 novembre 2008. Le nombre de bonnes réponses démontre que beaucoup d'entre vous connaissez bien votre association.
 
Nous avons tiré au sort les gagnants parmi les 184 bonnes réponses. Les gagnants sont :

 

  • Jacques Doreau (LdE Yvelines) - il participera à une mission de son choix, comme accompagnateur ou acteur
  • Ghislaine Robion (LdE Siège) - elle gagne un panier de produits du commerce équitable 
  • Diane Collignon (LdE Dijon Auxois Champagne) - elle gagne un T-shirt Aquassistance
  • Les bonnes réponses étaient :
     
    • Date de création d'Aquassistance : 1994 
    • Pays où se trouve Gumri, ville à laquelle Aquassistance apporte une aide technique en matière d'eau potable : Arménie 
    • Poids d'un Aquachoc, unité compacte d'ultrafiltration utilisée en missions d'urgence : 220 kg 
    • Pays où il y a une seconde association Aquassistance : Maroc 
    • Province chinoise touchée par un séisme en 2008, à qui Aquassistance a apporté une aide d'urgence : Sichuan
     
     
    23 novembre 2008 - Chine : Urgence au Sichuan (Actions 10/08)
     
     
    Urgence au Sichuan par Claude Boucher
     
     12 mai 2008, un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter se produit au centre de la Chine. Selon les estimations, 10 millions de personnes ont été affectées, plus de 5 millions se sont trouvées sans abri et près de 80 000 ont été tuées. Face à cette catastrophe, la Chine accepte l'aide de la communauté internationale.
     
    C’est ainsi qu’en collaboration avec la filiale chinoise de Suez Environnement, Sino French, Aquassistance envoie 4 stations de traitement d’eau (2 Aquachocs et 2 CDF 5000) et une équipe composée de Jean-Louis Devallez (permanent Aquassistance) et de moi-même (Eau et Force, Paris Ile-de-France).
     
    Dès notre arrivée, nous constatons une extraordinaire mobilisation de solidarité du peuple chinois pour aider la population affectée. Nous sommes très motivés et impatients de faire les premières expertises car le temps nous est compté et notre programme bien chargé. Il est cependant difficile d’obtenir les autorisations qui nous permettront de visiter les sites sinistrés ; une période d'adaptation avec les autorités chinoises est nécessaire. Heureusement nos collègues de Sino French maîtrisant bien les procédures et coutumes locales, ils feront en sorte de débloquer la situation.
     
    Les autorités identifient quelques sites en périphérie de l’épicentre où elles souhaitent l’installation d’éventuelles stations. La région est montagneuse et il y a beaucoup de rivières. L’eau de celles-ci était à priori de bonne qualité avant le tremblement de terre et la population avait l’habitude de la boire. Toutefois, suite au séisme, des régions ont été noyées et les autorités craignent que des corps de victimes en décomposition soient coincés sous l’eau. Le risque de pollution étant important, un traitement des eaux pour la consommation de la population s’impose, d’où le rôle des stations d’Aquassistance.
     
    Après avoir visité différents sites, nous sélectionnons trois endroits que nous jugeons les plus appropriés pour desservir le plus grand nombre de sinistrés. Nous adaptons les unités de traitements aux menaces de pollution. Avec l’aide de la population qui est très volontaire, les équipements sont montés rapidement. Au final, plus de 3000 personnes seront desservies en eau potable par les stations.
     
    Au cours de cette mission, nous avons été témoins du courage et de la sagesse de la population sinistrée. Nous avons découvert un peuple fier et déterminé à aller de l’avant malgré les épreuves traversées. D’un point de vue humain, cette expérience se distingue par l’efficacité significative de nos partenaires locaux, de l’armée et de la population en général.
     
     
     
     
    23 novembre 2008 - Editorial du Président (Actions Octobre 08)
     
     
     
     
    Par Jean-François Bost
     
    Lisette Provencher a quitté Aquassistance pour prendre de nouvelles responsabilités au sein du Groupe Suez Environnement. Pendant plus de six ans, elle a incarné notre association et a été le moteur de son développement : forte augmentation du nombre des projets suivis, affirmation de la notoriété et de la réputation d’Aquassistance auprès des partenaires et des bailleurs de fonds, accroissement des financements extérieurs, obtention et renouvellement de la certification qualité, mobilisation accrue des salariés du groupe Suez avec l’organisation des journées Aquassistance et pour conséquence une augmentation importante des adhérents…
     
    Chacun a pu apprécier son efficacité, ses qualités d’organisatrice, sa compétence technique, sa connaissance approfondie des projets et des pays dans lesquels l’association intervient et enfin sa disponibilité, son humeur égale, sa gentillesse et …son délicieux accent. Nous lui souhaitons beaucoup de succès et de satisfaction dans sa nouvelle activité.
     
    Jean-Claude Clermont qui était vice-président de l’association a quitté GDF SUEZ pour lui succéder.
     
    Avec sa longue connaissance de l’association, son expérience professionnelle diversifiée et notre soutien, Jean-Claude a tous les atouts en main pour animer notre association et je lui souhaite à lui aussi beaucoup de satisfaction dans cette nouvelle étape de sa carrière.
     
      
     
    23 novembre 2008 - Un mot de Lisette Provencher (Actions 10/08)
     
     
    Après presque sept ans à la direction d’Aquassistance, le temps est venu de passer la main, non sans un pincement au cœur. Je ne vais pas dresser un bilan, seulement m’adresser directement à vous :
     
    · A l’équipe d’Aquassistance : merci pour le dévouement sans faille et la constance avec laquelle vous accomplissez, jour après jour, votre travail.
     
    · Au Conseil d’Administration et en particulier à son président : merci pour l’appui et l’écoute et les sages conseils.
     
    · Au Comité Technique : merci pour la lourde tâche de lire, analyser et décortiquer les rapports et les projets.
     
    · Aux chefs de projet et à tous les intervenants : un énorme merci pour le travail accompli. J’ai eu le plaisir pendant ces années de vous connaître sous un jour différent et de découvrir votre générosité et votre ténacité, parce qu’il en faut pour surmonter les obstacles et mener à terme les projets.
     
    · A tous les membres de l’association, je n’aurai pas l’occasion de vous le dire individuellement, merci pour les petits mots d’encouragements, notés sur une fiche de renouvellement de cotisation ou reçus par courriels ou simplement prononcés au détour d’un escalier. Ces petits messages qui donnent l’énergie nécessaire pour aller de l’avant.
     
    · Aux partenaires, financiers ou opérationnels, qui au fil des années sont devenus des amis : merci pour votre aide et pour votre confiance.
     
    · A la Direction de Lyonnaise des Eaux et de Suez Environnement, ainsi qu’à la Fondation Suez Environnement- Eau pour tous, merci pour le soutien financier sans lequel rien ne pourrait être fait, mais surtout merci pour tous les gestes de bienveillance dont vous faites preuve à l’égard d’Aquassistance.
     
    · A tous ces gens rencontrés en Afrique, en Asie ou ailleurs - et qui ne liront probablement pas ces lignes - j’aurais voulu dire mon admiration. Auprès d’eux, j’ai appris la générosité de celui qui donne alors qu’il possède si peu, le courage de celui qui rit alors qu’il a à peine de quoi survivre. Tous ceux et celles qui ont fait des missions pour Aquassistance savent de quoi je parle.
     
    Vous l’aurez compris, pour moi Aquassistance n’a pas été un boulot comme un autre et on ne peut pas vraiment le quitter… aussi je ne quitterai pas Aquassistance, je demeure membre bien entendu et j’espère bien vous revoir.
     
    En terminant, je souhaite à Jean-Claude autant de joies et de plaisirs que j’en ai eus et je lui souhaite de vivre ce moment magique où l’eau coule pour la première fois dans un village…
     
    A vous tous, mes amis et amies, au revoir encore.
     
     
     
    23 novembre 2008 - Un nouveau Délégué Général (Actions 10/08)
     
     
    Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur, Jean-Claude Clermont a consacré la plus grande partie de sa carrière professionnelle à la gestion de services publics en eau potable et en assainissement.
     
    Après une première étape à la Société des Eaux de Marseille, il a rejoint la Lyonnaise des Eaux en 1989 comme Directeur des Opérations en Grande-Bretagne puis en Italie avant de devenir Directeur des Exploitations à la Direction Internationale de Lyonnaise des Eaux Dumez. En 1996, il a rejoint la Direction de l’Eau France comme Directeur de Centre Régional de Lyonnaise des Eaux à Bordeaux.
     
    Ces dernières années, il était à la Direction du Groupe Suez, dans la Direction de la Performance et de l’Organisation.
     
    Jean-Claude Clermont est membre de l’association Aquassistance depuis ses débuts et il est Vice- Président du Conseil d’Administration depuis 2000.
     
     

     
    23 novembre 2008 - Portrait de bénévole (Actions 10/08)
     
     
    Entretien avec Jean-Marie Battarel (Partie 1)
     
    C’est un des intervenants ayant effectué le plus grand nombre de missions (près de trente cinq rien que pour Aquassistance),du Mali en Afghanistan en passant par le Soudan, le Sri Lanka, Haïti ou le Mexique. Son métier, l’hydrogéologie qu’il a exercée à Safège, est une compétence clef dans bon nombre de projets. Il nous a paru intéressant de lui poser quelques questions sur cette riche expérience de l’humanitaire.
     
     
    Ces nombreuses missions occupent une grande partie de votre vie ?
     
    Si on met bout à bout les séjours, la préparation, les réunions, la rédaction des rapports, cela équivaut à un travail pratiquement à mi-temps, à raison de 6 ou 7 missions par an.
     
    Qu’est ce qui vous motive ?
     
    Géologue de formation, j’avais choisi comme spécialité l’hydrogéologie précisément pour me consacrer à l’humanitaire au retour de ma coopération au Zaïre. Malheureusement dans les années 1968-70 les associations que j’avais rencontrées étaient constituées de gens de bonne volonté mais le plus souvent sans compétence technique. Je me voyais alors mal m’engager dans cette voie à cette époque. Ma carrière professionnelle dans le privé m’a amené à être confronté à la misère, après le Zaïre, dans de nombreux pays tant en Afrique (Tchad, Burkina Faso, Congo, Mauritanie) qu’en Amérique latine (Brésil, Pérou, Honduras). Aujourd’hui au sein de nombreuses associations, je peux constater l’engagement humanitaire de jeunes et de moins jeunes qui en plus de leurs convictions et de leur enthousiasme montrent une compétence certaine, d’où l’aboutissement de projets et ce, dans le cadre d’un développement durable, contrairement à ce que je constatais il y a encore une quinzaine d’années.
     
    Tirez-vous des conclusions de vos multiples expériences ?
     
    Ce serait prétentieux de ma part, néanmoins je vois quelques signes d’espoir dans certains pays, qui se traduisent par une légère amélioration sur le plan de la santé, de l’accès à l’eau ou de la nutrition, comme au Mali. En revanche d’autres pays continuent de s’enfoncer ou au mieux de stagner dans la misère comme Haïti, Madagascar ou l’Afghanistan. Les Haïtiens par exemple, ont beaucoup de mal à se projeter dans l’avenir ; ils vivent au jour le jour sans savoir de quoi demain sera fait.
     
    Et pour ce qui est des conclusions dans votre domaine ?
     
    Là par contre je suis plus optimiste. En matière d’accès à l’eau potable de très graves erreurs ont été commises dans le passé par certaines associations et bailleurs de fonds internationaux qui n’impliquaient pas les villageois concernés. Je me souviens lors d’un audit que j’avais réalisé au Tchad pour le PNUD et l’UNICEF d’arriver dans un village et de voir trois entreprises de forages en cours de travaux dans un rayon de 30 m, tout simplement parce que le même projet avait été présenté à trois bailleurs de fonds différents et les trois l’avaient accepté. Par ailleurs de très nombreux puits ou forages ont été réalisés sans aucun accompagnement de la population (à l’entretien, à la gestion, au paiement d’une cotisation…), d’où l’abandon des ouvrages dès la première panne, ensablement de puits faute d’entretien etc.
     
    Aujourd’hui l’approche est différente. Bien que l’on retrouve parfois le schéma décrit précédemment, les villageois sont partie prenante dans chaque projet, ils sont sensibilisés au fait que les installations leurs appartiennent et qu’ils doivent les maintenir en bon état, ce qui implique de payer l’eau, d’avoir un comité de gestion… Nous sommes vraiment dans du développement durable et je suis persuadé que nous pourrons observer les fruits de cette nouvelle démarche dans quelques années.
     
    Du point de vue ressources, il est rare de ne pas pouvoir satisfaire les besoins en eau. Très souvent par contre je suis confronté au refus systématique de nouveaux puits car ceux existant sont à sec. Or neuf fois sur dix, la raison en est que ces derniers sont des ouvrages villageois, creusés à la main et d’une profondeur telle que la tranche d’eau ne pouvait pas dépasser 1 m, le puisatier ne disposant d’aucun moyen d’exhaure pour approfondir l’ouvrage jusqu’au substratum imperméable. Une autre motivation de refus de tout nouveau puits est la qualité de l’eau qui, bactériologiquement, c’est un fait, est rarement bonne, mais là encore cela est dû dans la plupart des cas au fait que le bétail s’alimente au même point d’eau que la population, qu’aucune précaution n’est prise pour descendre un seau et une corde propres (ils traînent sur le sol) et qu’enfin les eaux de ruissellement pénètrent dans le puits faute de protection par margelle et dalle de propreté. Il est évident que les eaux à faible profondeur ont en général une température de l’ordre de 27 à 34° C d’où le bouillon de culture que constitue chaque point d’eau. A chaque fois que j’ai observé ce type de contamination, ce n’était pas la nappe qui était contaminée mais seulement le puits. En formant et sensibilisant les populations à ces problèmes de protection de la ressource - les femmes en particulier sont très réceptives – nous devrions faire accepter la réalisation de puits par une entreprise dans les règles de l’art. Dans de nombreuses régions il y a des problèmes de qualité d’eau dans les nappes profondes et dans ce cas les forages sont inexploitables (fluor, sulfates, arsenic…) d’où l’intérêt de revenir à l’exploitation de la nappe phréatique qui est renouvelée chaque année.
     

     
    23 novembre 2008 - Portrait de bénévole (Actions 10/08)
     
     
    Entretien avec Jean-Marie Battarel (Partie 2)
     
    C’est un des intervenants ayant effectué le plus grand nombre de missions (près de trente cinq rien que pour Aquassistance),du Mali en Afghanistan en passant par le Soudan, le Sri Lanka, Haïti ou le Mexique. Son métier, l’hydrogéologie qu’il a exercée à Safège, est une compétence clef dans bon nombre de projets. Il nous a paru intéressant de lui poser quelques questions sur cette riche expérience de l’humanitaire.
     
     
     
    Quel est votre secret pour revenir toujours en forme, alors que vous enchaînez les missions?
     
    Je ne sais pas si j’ai un secret particulier, mais il est vrai que dans ma formation de géologue j’avais suivi des cours d’hygiène et de santé en milieu tropical. De plus j’ai été sensibilisé à ces aspects car j’ai remplacé en coopération au Zaïre un géologue, rugbyman palois, qui avait dû être rapatrié sanitaire au bout de six mois avec un abcès amibien au foie, faute précisément de prendre un minimum de précaution (désinfection des légumes et fruits au permanganate, ne pas se baigner en eau stagnante, ne pas boire d’eau non bouillie et filtrée etc.). De plus je ne suis pas sensible à la chaleur et enfin, j’essaie de me maintenir en forme en faisant du sport entre les missions !
     
    Quels moments vous ont le plus marqué ?
     
    Quand les villageois sont réunis et que l’eau commence à jaillir, c’est toujours une grande satisfaction pour eux et pour moi. Lors de la dernière mission en juin à Boucan Lamare sur l’île de la Gonave (Haïti), à l’installation de la foreuse, les villageois n’étaient pas très impliqués, à tel point que le troisième jour ils ne voulaient plus amener de l’eau au chantier.
     
    Renseignement pris, ils n’y croyaient plus car trois forages avaient été réalisés en avril et mai par je ne sais qui et ceux-ci s’étaient révélés secs. Je leur ai expliqué que ces ouvrages n’avaient certainement pas atteint la nappe et que j’avais fait de la géophysique qui montrait que la nappe ne se trouvait pas avant 95 m. Cela leur a donné un tout petit espoir ; inutile de dire qu’à partir de 80 m une bonne partie du village était réunie autour de la foreuse. La nappe a été rencontrée à 98 m et là ce fut la fête, les bouteilles de rhum ont commencé à arriver, si bien que j’ai dû arrêter le chantier pour éviter un accident ! Au Sri Lanka, j’ai observé le même scénario ; là c’était l’hydrogéologue de l’administration qui était passé me voir pour dire que c’était inutile de forer à l’emplacement que j’avais indiqué au foreur, que le trou serait sec. J’ai maintenu l’implantation suite à la géophysique que j’avais effectuée. Conclusion : plus de 80 m3/h à 30 m de profondeur !
     
    Je suis toujours aussi marqué par les maladies qui frappent les enfants, dues neuf fois sur dix à un manque d’hygiène et à une origine hydrique et il n’est pas rare que les intervenants d’Aquassistance soient sollicités pour donner des soins, qui se limitent à la «bobologie», au transport vers un centre de santé ou même au paiement des soins dispensés par l’hôpital. Il est évident que je ne peux pas être insensible à la douleur de familles qui ne soignent pas leur enfant faute d’argent.
     
    Avez-vous vécu des moments difficiles ?
     
    Oui bien sûr, comme tout intervenant, lorsque je suis confronté aux problèmes que j’évoquais concernant la santé des enfants et aussi quand je vois que je suis impuissant pour faire avancer le projet comme je le souhaiterais.
     
    A la Gonave (Haïti) par exemple, la mission s’est révélée difficile, du fait que je devais disposer d’une foreuse marteau fond de trou, qui permet de forer dans les calcaires 70 à 100 m par jour, et que je n’ai trouvé qu’une vieille foreuse au battage au câble complètement pourri. Il a fallu faire avec, après remise en état précaire ! A cela se sont ajoutées de grandes difficultés pour se nourrir, se déplacer, mais malgré tout je relativise : pour les Haïtiens c’est leur lot quotidien, aussi je suis prêt à y repartir, d’autant que le second forage s’est également révélé très positif, pour effectuer les essais de pompage et poursuivre la réalisation de ce projet qui me tient à cœur.
     
     
     
    22 novembre 2008 - Mali (Kolokani) : Genèse d’un projet (Actions 10/08)
     
     
    Hydraulique villageoise dans le Cercle de Kolokani - Genèse d’un projet par Jean-François Bost
     
    Le Cercle de Kolokani est situé entre 60 et 80 km au nord-ouest de Bamako. Il comprend environ 200 000 habitants répartis en 285 villages, réunis au sein de dix communes couvrant une superficie de 14 380 km2. Kolokani, le chef-lieu, est une petite ville de 10 000 habitants. C’est une région parmi les plus pauvres du Mali dans la zone subsahélienne touchée par la sécheresse.
    La Ville de Viroflay (Yvelines) et le Cercle de Kolokani ont développé des relations de coopération depuis 25 années. Ce partenariat, auquel s’est jointe la ville allemande d’Hassloch (Rhénanie-Palatinat) jumelée avec Viroflay depuis 40 ans, a fait l’objet d’une convention de partenariat signée entre les trois parties en mars 2003.
     
    Le suivi des actions de partenariat est confié à Kolokani à un comité de jumelage présidé par le Président du Conseil de Cercle et à Viroflay et Hassloch aux comités de jumelage mis en place par les municipalités. Les villes de Viroflay et d’Hassloch financent divers travaux concernant notamment les domaines de l’éducation et de la santé. Elles prennent en charge un volontaire de
    l’AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès) installé à Kolokani, dont la mission est d’assurer les liens entre les partenaires malien et européens pour la définition et le suivi des actions entreprises en commun (travaux, assistance technique, communication, échanges…).
     
    L’eau est la première priorité affichée dans le Plan de Développement du Cercle de Kolokani. Quelques forages ont été réalisés avant 2004-2005 grâce à l’aide apportée par
    le Syndicat des Eaux d’Ile de France (SEDIF) auquel adhère Viroflay.
     
    En 2006, il a été décidé de solliciter le SEDIF pour réaliser un programme plus ambitieux portant sur 11 villages pour y réaliser des forages équipés de pompes manuelles. Le SEDIF a accepté de financer ce programme (131 000 €) à condition que les travaux soient suivis par une association française. C’est ainsi que le Comité de Jumelage de Viroflay a fait appel à Aquassistance. Une nouvelle demande a été présentée fin 2007 au SEDIF, qui a accepté de financer une deuxième tranche portant sur 10 villages (115 000 €). Des études socio-économiques et géophysiques ont précédé la réalisation des forages.
     
    Les travaux de forage se sont terminés en mai 2008 et sur les 18 forages finalement réalisés 15 sont positifs. Ils seront équipés de PMH (pompes à motricité humaine) et leur environnement sera aménagé lorsque les villages et communes auront apporté la participation financière convenue en cours de recouvrement. Il restera ensuite à mettre en place les comités de gestion et les actions de sensibilisation des populations à l’hygiène.
     
    Ce sont environ 13 000 habitants des villages qui disposeront d’une eau potable au terme de ces deux programmes.
     
     
     
    22 novembre 2008 - Mali (Kolokani) : seulement technique ? (Actions 10/08)
     
     
    Donner de l’eau n’est pas seulement un problème technique par Alexia Giroud
    Dans le projet du Cercle de Kolokani, Aquassistance a apporté son expertise d’hydrogéologue et de gestionnaire avec Jean-Marie Battarel et Alexia Giroud. Mais cela ne suffit pas pour pérenniser le projet. Il faut pour cela que la population en partage les objectifs et prenne en charge son avenir.
     
    C’est au travers d’une participation de 600 000 FCFA demandée aux bénéficiaires pour l’achat des pompes que le projet met l’accent sur la responsabilité de la population à préserver son point d’eau.
     
    Les programmes s’articulent autour de plusieurs axes ayant tous pour finalité la pérennisation des aménagements hydrauliques. Au préalable, des études socioéconomiques ont été réalisées afin de mieux appréhender le fonctionnement de chaque village et d’établir un état des lieux du contexte local. Elles constituaient également le support d’une information sur les tenants et aboutissants et conditions de financement du projet.
     
    Nous avons participé à quelques enquêtes auprès de la population notamment à M’Polonna et Ouolodiedo. Celles-ci, bien qu’en bambara, ne nous ont pas empêchés de jauger la motivation des villageois au travers de «causeries» animées. La participation générale a été parfois encourageante, même si elle reflétait la triste réalité du manque d’eau.
     
    Parallèlement à ces études, des campagnes géophysiques menées sur le terrain par un bureau d’études local en partenariat avec Aquassistance, ont permis d’apprécier la ressource en eau du sous-sol et de préciser les secteurs à fort potentiel.
     
    Le suivi de chantier des forages que nous avons effectué en mars et mai 2008 consistait en la vérification des matériaux et de la technique de foration. Le taux de forage positif à plus de 80 % m’a fait vite oublier les heures passées en plein soleil sur sites, les kilos de poussière respirés, le tout, sur un doux fond musical émis par le «marteau fond de trou».
     
    L’installation des pompes, qui constitue la prochaine étape, est conditionnée par la mobilisation financière des villageois.
     
    Force est de constater la difficulté de la collecte des fonds nécessaires. Mais au travers d’une communication présentant les bénéfices de l’eau potable, la moitié des communes a à ce jour apporté sa contribution. Ainsi une première tranche d’installation de pompes à motricité humaine devrait être lancée après l’hivernage. Elle se conjuguera avec la mise en place d’un comité de gestion de l’eau et des formations à l’hygiène.
     
    En conclusion, l’expérience a été riche sur le plan technique mais bien plus sur l’aspect social, dont une bonne connaissance et une bonne approche priment dans la réussite d’un tel projet.
     
    L’accueil a toujours été chaleureux et taquin au regard de ma prononciation des salutations d’usage et de ma manière de prendre la nourriture avec les mains qui est loin d’être au point…
     
    Souhaitons que les efforts de la population puissent être récompensés par une pompe fonctionnelle dans chaque village à la fin de l’année 2008.
     
     
     
    22 novembre 2008 - Priorité est donnée au bénévolat
     
     
    L'association est constituée de membres adhérents regroupés en sections locales en fonction des implantations du Groupe.
     
    Des bénévoles, tous membres adhérents de l'association, proposent et réalisent les projets retenus par le Conseil d'administration de l'association. Une équipe d'animation centrale organise les opérations à mener, les contrôle et assure une coordination d'ensemble. Seuls sont salariés les permanents de l'équipe d'animation centrale.
     
     
    22 novembre 2008 - Notre histoire
     
    Aquassistance est née à l'automne 1994, à la suite du drame de Rwanda. A l'époque, les Distributeurs d'eau français venaient de construire en urgence et de raccorder au réseau, au profit de centaines de milliers de réfugiés, une station de pompage à Goma (Zaïre) et de remettre en état la station de traitement et le réseau de distribution de la Ville de Cyangugu (Rwanda).
     
    Les volontaires de la Lyonnaise des Eaux qui avaient concouru au succès de l'opération, beaucoup d'autres qui l'avaient suivie avec attention pendant son déroulement, convaincus de l'efficacité de l'intervention conduite par leur profession, décidèrent de s'unir pour venir en aide désormais où que ce soit aux populations en difficulté, et de créer à cette fin une association humanitaire spécialisée, Aquassistance, ouverte à tous les personnels du Groupe.
     

    22 novembre 2008 - Nos domaines d'intervention
     
    Les interventions sont toutes, que ce soit en urgence ou en aide au développement, basées sur une observation préalable du terrain.
     
    Elles ne sont mises en exécution que si elles correspondent à une attente vive de la population et si elles ont de fortes probabilités d’aboutir avec succès.
     
    Elles font l'objet d'une convention de partenariat avec les parties prenantes (population aidée, associations partenaires...). Chaque intervention donne lieu à un rapport d'exécution détaillé.
     
    Nos domaines d'intervention :
     
    1. SECOURS D'URGENCE
     
    . Mise à disposition d'unités mobiles de traitement d'eau potable,
    . Envoi sur le terrain d'experts en eau potable et de l'assainissement, 
    . Assistance technique 
    . Adaptation des process de traitement, dépannages...
    . Fourniture de matériels spécialisés.
     
    2. AIDE AU DEVELOPPEMENT, REHABILITATION
     
    . Conception de projets concernant l'approvisionnement en eau et l'assainissement,
    . Contribution à l'élaboration de schémas et plans directeurs,
    . Assistance technique en pompage, traitement, distribution,
    . Recherche et réparation des fuites, adaptation et gestion des comptages,
      Remise en état de fonctionnement et mise au point des process de traitement d'eau,
    . Aide à l'exploitation des Services de l'Eau et de l'Assainissement, 
    . Actions de formation, en France ou à l'étranger.
     
     
     
    22 novembre 2008 - Le financement de nos actions
     
     
    Aquassistance est une association et elle vit donc du dynamisme et de la volonté propres de ses membres, de leurs initiatives et des ressources qu'ils arrivent à générer.
      
    Les actions de l'association sont financées par :
     
    - les cotisations de ses membres
    - le montage d'opérations particulières de collecte de fonds
    - une contribution de la Fondation Suez Environnement - Eau pour tous
    - des apports de bailleurs de fonds extérieurs (communes, régions, État, grandes institutions internationales, etc.)
     
    Les fonds collectés sont consacrés exclusivement aux actions décidées par le Conseil d'administration et impliquant des bénévoles de l'association.
     

     
    22 novembre 2008 - Nos ressources humaines et matérielles
     
    L'équipe d'animation centrale comprend 7 personnes :
     
    - un délégué général : M. Jean-Claude Clermont
    - une secrétaire de direction : Mme Maria Tomaz
    - une adjointe administrative : Mme Délia Moulin
    - une comptable : Mme Cadija Fadini
    - un ingénieur d'études: Mme Jeanne-Astrid Fouégué 
    - un chargé de matériels : M. Jean-Louis Devallez
    - un chargé d'opérations : M. Brice Etchemendy
     
    Les bénévoles sont pris parmi les 740 membres adhérents salariées ou retraitées du groupe Suez Environnement.
     
    En appui aux missions, l'équipe d’animation centrale est chargée de mettre au point de nouveaux procédés de traitement d'eau adaptés aux situations de crise ou destinés à être installés dans les pays à très faible revenu.
     
    Les équipes d'intervention d'urgence comptent à la fois des experts chargés des missions d'évaluation préalables (appréciation du contexte, des conditions d'intervention et des fournitures appropriées) et des techniciens assurant le transfert du matériel sur le site, le montage et la mise en service des installations.
     
    L’association dispose de 100 m² de bureau et de 400 m² de magasin.
     
    Le magasin humanitaire, basé sur le site du Mont-Valérien à Nanterre, est bien plus qu'un simple entrepôt. Destiné au stockage et à la maintenance du matériel d'intervention, il héberge également le centre technique d'Aquassistance et l'école de formation de ses volontaires.
     
    Le magasin dispose d'un stock de matériels de pompage, traitement, distribution, analyse… destinés aux interventions ordinaires, et d'un stock de matériels éprouvés pour les interventions d'urgence.
     
     
     
    22 novembre 2008 - Les "Associations Soeurs"
     
     
    Deux associations ont vu le jour à la suite d’Aquassistance en reprenant ses grands principes tout en les adaptant au contexte de leurs interventions.
      
    Aquassistance Maroc
     
    Aquassistance Maroc est l'association humanitaire du personnel de LYDEC, Casablanca, volontaire pour apporter une aide aux populations défavorisées dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de l'environnement. Elle effectue des missions d'urgence, de développement et de réhabilitation au Maroc ou ailleurs. Aquassistance a parrainé cette association à ses débuts en 2001 et une collaboration a lieu depuis sur divers projets.
     
    Contact : Tahar El Agal (Président) - Tahar.AGAL@Lydec.co.ma
     
    Energy Assistance :
     
    Energy Assistance , ASBL fondée en 2001, a pour but de réaliser des projets humanitaires dans le domaine de l'énergie , en y apportant la solution la plus appropriée tenant compte des ressources locales (soleil , vent , hydraulique , biogaz ou thermique) et de la volonté des populations sur place ; chaque projet fait l'objet d'une étude préalable, suivie d'une réalisation complète, comprenant l'électrification et d'une formation des responsables auxquels l'installation est confiée. S'appuyant sur une équipe de bénévoles provenant tous du pôle Energie de GDF SUEZ, Energy Assistance a effectué plusieurs projets en Afrique, Asie et Amérique du Sud. .Energy Assistance est très attentive à pouvoir développer des missions conjointes avec ou à travers d'autres ONG ou Associations telles qu'Aquassistance.
     
    Contact : Sabine BAETEN Energy Assistance rue de la Pépinière 6 - B - 1000 BRUSSELS Tel. +32 / 2 / 510 74 38 Fax +32 / 2 / 510 21 82
    sabine.baeten@tractebel.com
     

     
    22 novembre 2008 - Les Organismes de Financement
     
     
    Aquassistance est habilité à recevoir des fonds publics et privés pour réaliser des projets de développement. Elle peut en particulier recevoir des subventions publiques des collectivités locales et des Agences de l’Eau en application de la loi Oudin-Santini (voir guide)
      
    Les Collectivités Locales
     
    Plusieurs collectivités locales (communes, communautés de communes, syndicats intercommunals) font appel à Aquassistance et ses compétences pour réaliser des projets en eau dans des communes internationales avec lesquelles elles ont des accords de coopération décentralisée.
    SEDIFSICASIL, Ville de Paris cofinancent respectivement les projets Cercle de Kolokani (Mali), Niego et Bagane (Burkina Faso) et Hauts de St. Marc (Haïti)
     
    D’autres collectivités partenaires sont sur d'autres projets : Montgeron, Montargis, Blanc-Mesnil, St-Pol de Léon, Viroflay, Communauté d’Agglomération d’Evry, Calais, Houdan, Gif-sur-Yvette et le Syndicat du Val d’Orge
     
    Les Agences de l’Eau
     
    Trois Agences de l’Eau financent des projets que mène Aquassistance souvent en collaboration avec des collectivités locales françaises.
    L’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones), opérateur de la Francophonie pour la coopération décentralisée, est un réseau de villes et d'associations de villes au service du développement des collectivités locales. Elle concourt à une meilleure gestion des municipalités en favorisant les échanges d'expériences et en finançant des projets concrets qui mobilisent son réseau d'experts.
     

     
    22 novembre 2008 - Les Organisations Non Gouvernementales
     
    Aquassistance a noué depuis plusieurs années des partenariats avec quelques grandes ONG à qui elle apporte une expertise particulière sur des programmes qu’elles gèrent ou au contraire qui lui donnent leur appui dans des pays où elles ont des équipes permanentes. 
    pS- Eau :
     
    Le programme Solidarité Eau (ps-Eau) est né en 1984, dans le courant de la décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement (DIEPA), d'une volonté des ministres européens de l'Environnement d'accroître la coopération européenne dans le domaine de l'eau. L'association pS-Eau facilite les initiatives locales de coopération internationale et les échanges Nord/Sud et encourage la cohérence des actions. Pour atteindre ces objectifs, elle développe des activités d'échange et de concertation, de capitalisation, de diffusion d'information, d'appui aux porteurs de projet et d'animation de groupes de travail.
     GRET :
     
    Le GRET (Groupe de recherche et d'échanges technologiques) est un organisme d'appui au développement. Association à but non lucratif fondée en 1976, il agit au niveau économique et social en faveur des pays du Sud, en combinant recherche, action et communication. Il intervient en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et en Europe.
     
    Action contre la faim est une organisation non gouvernementale internationale, créée en 1979 sous le nom d'Action internationale contre la faim (AICF). Elle a pour mission de lutter contre la faim dans le monde. Son action s'étend des problèmes de nutrition et de sécurité alimentaire jusqu'aux domaines de la santé et de l'accès à l'eau potable.
     SOLIDARITES:
     
    SOLIDARITES est une association humanitaire qui intervient essentiellement auprès de populations victimes de guerres et de conflits armés. Spécialisée depuis plus de 20 ans dans la couverture des besoins vitaux, elle prend en charge des programmes d'urgence puis de reconstruction.
     L'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES MAIRES FRANCOPHONES (AIMF):
     
    L'AIMF est un opératuer de la Francophonie pour la coopération décentralisée au service du développement des collectivités locales. Elle favorise l'échange d'expérience et finance des projets concrets, qui mobilisent son réseau d'experts.
     
     
    Les partenariats spécifiques à un projet
     
    Aquassistance travaille également en partenariat avec de plus petites associations porteuses d’un projet unique, en particulier les associations de migrants et leur apporte son expertise en eau, en assainissement et sur les déchets solides.
     
    Parmi ces partenaires :
    Assistance Médicale Toit du Monde pour le projet Pharping (Népal)
    L'Association de Développement de la Région de Possotomé pour le projet Possotomé (Bénin)
    Solidarité Protestante France Arménie pour le projet Gumri (Arménie)
     

      
    17 septembre 2008 - Foire aux questions (FAQ)
     
     
    Achat de matériels
    Peut-on acheter des matériels auprès d’Aquassistance ?
    Non. Les matériels que nous fabriquons sont destinés à nos interventions d’urgence.
     
    Adhésion
    Qui peut adhérer à Aquassistance ?
    Peuvent adhérer les salariés ou retraités des sociétés du Groupe GDF SUEZ ou les personnes morales appartenant au Groupe.
    Les personnes extérieures au Groupe GDF SUEZ qui veulent apporter leur soutien peuvent devenir « Amis de l’association», en payant une cotisation annuelle de 20 €. Les Amis sont tenus informés de la vie de l’association, sont invités à l’Assemblée Générale, mais n’ont pas droit de vote. Pour les missions, la priorité est donnée aux salariés / retraités du Groupe.
     
    Combien d’adhérents compte l’association ?
    En 2009, 750 adhérents ont payé leur cotisation annuelle.
     
    Bénévolat
    Recherchez-vous des bénévoles ?
    Les missions sont effectuées , à titre bénévole, par les adhérents eux-mêmes, salariés ou retraités de GDF SUEZ. Nous ne recherchons pas de bénévoles extérieurs au Groupe.
     
    Pour ceux qui cherchent une cause dans laquelle s’investir, voici quelques sites qui pourraient être utiles :
    http://www.france-benevolat.orgMise en relation d'association et de bénévoles dans divers domaines (management, comptabilité, communication, etc.)http://www.agirabcd.org
    Association Générale des Intervenants Retraités (actions de coopération et développement)
     
    Budget
    Quel est le budget annuel de l’association ?
    Il est de l'ordre du million d'euros, sans compter le temps de bénévolat passé à l'étranger soit 1.300 jours environ
     
    Domaines de compétence
    De quels domaines relèvent les projets réalisés ?
    Ils relèvent exclusivement des domaines de l’eau, de l'assainissement et des déchets.
     
    Dons
    Comment faire un don à Aquassistance ?
    En envoyant un chèque à l’ordre d’Aquassistance à l’adresse : Aquassistance - 59 avenue Emile Thiébaut – 78110 Le Vésinet. Un reçu que vous pourrez joindre à votre déclaration d’impôts vous sera alors délivré.
     
    Emploi
    Cherchez-vous à embaucher des collaborateurs ?
    Pas en ce moment. Tous les postes sont déjà pourvus.
     
    Quels sont les effectifs d’Aquassistance ?
    6 permanents.
     
    Intervenants
    Comment se fait le choix des intervenants de terrain ?
    Sont choisis par ordre de priorité : les adhérents de la section locale ayant monté le projet, les autres adhérents ou les membres de l’équipe d’animation centrale, les amis de l’association, dans des cas particuliers d’autres personnels du Groupe.
    Les intervenants sont choisis en fonction de leur aptitude à agir avec efficacité dans un cas considéré (compétences techniques, langues étrangères, etc.), leur implication dans le dossier, leur disponibilité.
    Pour se porter volontaire il suffit de cocher la case correspondante sur le formulaire d’adhésion à l'association.
     
    Prêt de matériel
    Prêtez-vous du matériel pour des actions humanitaires ?
    En principe non. Les matériels sont destinés à servir lors des missions humanitaires. Dans des cas exceptionnels ils peuvent être prêtés à des associations partenaires ou aux adhérents.
     
    Projets
    Aquassistance finance-t-elle des projets qui lui sont soumis ?
    Aquassistance n’a pas une vocation de bailleur de fonds. C’est plutôt une association de professionnels, qui met les compétences de ses membres à disposition de populations défavorisées. Elle peut toutefois prendre en charge une partie du coût des projets qu’elle réalise.
     
    Comment faire pour soumettre un projet ?
     
    Adresser le dossier par courrier à l'association.
     
    Quels critères doit remplir un projet pour être accepté par le Conseil d’Administration ?
    Conditions obligatoires
    - concerner l’eau, l’environnement ou les déchets
    - correspondre à un besoin humanitaire
    - impliquer les populations concernées
    - impliquer les membres de l’association
    - faire suite à une expertise préalable (sauf bien entendu pour les missions d’expertise)
    Autres critères qui seront pris en compte
    - la faisabilité
    - les conditions de sécurité
    - la situation de précarité des populations concernées
    - l’adaptation aux cultures et ressources locales
    - la cohérence avec une demande, une attente, une motivation effective locale
    - le degré d’engagement des populations dans l’action entreprise
    - la valeur du service rendu par rapport à la dépense engagée
    - la pérennité probable du résultat attendu
    - le degré de professionnalisme nécessaire
    - la cohérence avec d’éventuels programmes tiers
    - l’absence d’interférence vis-à-vis des sociétés du Groupe GDF SUEZ
     
    Stages
    Accueillez-vous des stagiaires ?
    Nous accueillons 1 à 2 stagiaires par an. Les stages s’effectuent au magasin humanitaire de Nanterre – Mont Valérien. Les stagiaires ne partent pas en mission, sauf cas exceptionnel.