Paroles de partenaires




4 questions à Alexis Roman, fondateur et Directeur de Rain Drop


J’ai rencontré Alexis Roman dans un grand parc parisien, un lieu tout trouvé pour le fondateur et
directeur de Rain Drop, une ONG qui met au centre de ses préoccupations l’environnement et un développement humain en accord avec la nature.

Comment vous est venue l’idée de créer l’ONG Rain Drop ?

Depuis mes 9 ans j’ai été touché par la pauvreté et les inégalités dans le monde. Né dans une famille qui n’a aucun problème pour manger à sa faim, j’ai trouvé injuste que d’autres familles souffrent de la famine. Après trois ans d’études à Montréal et deux ans à Sciences Po à Paris, je suis parti en Inde, un pays pour lequel j’ai de l’affection, dans un petit village du Rajasthan. De fil en aiguille je me suis retrouvé dans l’Uttar Pradesh, où les gens souffraient de la sécheresse. Là, une femme m’a dit : « Aidez-nous. On est en train de mourir. »

De retour en France, j’ai créé l’association Rain Drop. N’ayant pas trouvé de financement, je suis retourné en Inde avec mes propres fonds. J’ai vécu dans un village avec quasi rien, pour comprendre les rythmes ruraux et les préoccupations des gens.

Sept mois plus tard, Rain Drop recevait des fonds de la Ville de Grasse, puis d’Alstom, de la Fondation Véolia et plus récemment le soutien du Fonds SUEZ Initiatives, ainsi que d’Aquassistance.

Quels sont vos projets phares ?

Nous avons pour principe de nous insérer dans la culture locale et de monter des projets qui puissent être appropriés par les populations locales. Dans l’état de l’Uttar Pradesh, nous avons commencé par créer des bassins de rétention d’eau et par planter des arbres pour lutter contre la sécheresse aggravée par la déforestation. L’aménagement de grands bassins constitue une technique traditionnelle dans la région ; nous avons encouragé les bassins plus petits, mieux appropriés par les agriculteurs issus des basses castes, qui permettent de recharger les nappes et de faire des plantations tout autour.

Que ce soit en Inde ou en France, nous faisons de la sensibilisation, notamment dans les écoles. Nous avons réalisé des documentaires sur ce thème, tel Les Aventures de Droplette.

Quel regard posez-vous sur le partenariat avec Aquassistance ?

C’est génial qu’on puisse travailler avec des gens avec autant de compétences, qui acceptent de venir dans nos régions reculées. Du savoir-faire il y en a aussi en Inde, mais les experts des villes ne veulent pas toujours se rendre dans les campagnes. La collaboration a commencé au Block de Mau, où Aquassistance a apporté son expertise dans un projet de création de bassins de rétention et s’est continuée à Ambajogai (Maharashtra) cette année. La difficulté réside dans la rencontre entre des villageois, qui ne disposent d’aucune donnée sur leur territoire et les équipes très techniques, à la recherche de données quantifiées.

Parmi les réalisations de Rain Drop, qu’est-ce qui vous apporte la plus grande satisfaction ?

Bien que l’on puisse toujours faire mieux, je dirais que le projet le plus durable est l’établissement d’une pépinière, qui est devenue un exemple suivi. Cette pépinière est une alternative économique, qui contribue à la préservation de l’environnement. A cela s’ajoutent les bassins, les poulaillers et bien sûr la formation d’équipes en Inde. Une satisfaction c’est tout simplement quand les gens nous disent merci.


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4 questions à Perrine Guillon, fondatrice de Rural Development Forum, ONG de soutien au Népal

 

Qui est Rural Development Forum ?

C’est une ONG fondée en 2007 avec dix membres népalais pour soutenir les villages reculés de l’Himalaya, répondre aux besoins de première nécessité et favoriser l’accès des enfants à l’éducation.

Comment se passe le partenariat avec Aquassistance ?

Nous avons déposé un projet pour le village de Chapakhori en 2009, dans l’idée de donner un accès à l’eau potable aux habitants de 9 villages, qui sont dans l’obligation de marcher pendant plusieurs heures pour chercher de l’eau potable. Le projet a commencé à prendre de l’envergure en 2011, avec la recherche de financements. C’était très dur, car le Népal n’était pas considéré comme prioritaire par les collectivités locales sollicitées. Ce sont finalement le SIAEP de Barjac et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse qui ont accepté de cofinancer le projet. Aquassistance a déjà mené des expertises et une mission de suivi. Début juillet je pars avec deux ingénieurs d’Aquassistance pour refaire un point et voir si le forage et le réservoir bâti par le Rotary Club n’ont pas été abîmés par les récents séismes. Les travaux devraient avoir lieu début août.

Qu'avez-vous entrepris suite aux tremblements de terre qui ont secoué la région ?

Le canton de Chapakhori, où nous intervenons, a été durement touché. L’épicentre du séisme du 12 mai se trouvait à seulement 40 km de distance.
Aussi nous avons mis en place une campagne de don en urgence grâce à laquelle nous avons acheté des matériels de construction de logements temporaires, puisque pendant la saison de la mousson (début juin à fin août) et tant qu’il y a des répliques, toute reconstruction est impossible. Nous avons aussi acheté du riz au Népal même, que nous avons acheminé aux villages.
Je vais rester un peu plus d'un mois sur place à partir du 4 juillet pour établir un rapport précis des besoins en reconstruction afin de pouvoir déposer des demandes de financements dès septembre 2015.

Avez-vous un appel à lancer ?

Nous sommes toujours à la recherche de dons pour fournir du matériel médical et des médicaments (pansements, compresses, antiseptiques, antidouleurs…). En effet, le séisme a fait des blessés et le climat chaud et humide en ce moment combiné avec les conditions de vie précaires font courir des risques de surinfection et d’épidémies aux habitants.

Si vous souhaitez soutenir le Rural Development Forum :

http://rdfnepal.org/urgence/


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4 questions à Aline Kémo Benchabane, Présidente d'ASVIFO

Qui est ASVIFO ?

ASVIFO, qui signifie Association de Soutien au Village de Fondjomekwet situé dans l’Ouest du Cameroun, a été créée et déclarée à la Préfecture de Seine Saint Denis en 2010. Son objectif est de concourir au développement, économique, social et culturel de Fondjomekwet (15.000 habitants). Jusqu’à présent ASVIFO a œuvré sur quelques domaines : elle a fourni des tables bancs et des équipements administratifs aux sept écoles du village ; elle a aussi créé une bibliothèque, qu’elle a fournie en livres et ordinateurs.

Comment a débuté la coopération entre ASVIFO et Aquassistance ?

Nous avons initié un projet d’alimentation en eau potable et assainissement. La Mairie d’Aubervilliers, que nous avions sollicitée à cet égard, nous a orientés vers le Programme Solidarité Eau (pS-Eau), qui a étudié notre projet. Le trouvant bien conçu, le pS-Eau nous a dirigés à son tour vers Aquassistance. Le projet a été accepté par le Conseil d’Administration de cette association en 2012.

Etes-vous confiante quant au déroulement du projet eau potable ?

Une partie de la population de Fondjomekwet, qui utilisait une eau polluée, voit déjà des améliorations depuis le début des travaux, notamment une réduction des problèmes de santé. Sur place ce sont surtout le Chef du village et le Comité de développement qui supervisent le projet. Nous, immigrés, essayons de les aider et je constate que cela évolue dans le bon sens, de sorte que nous sommes très confiants quant au déroulement du projet.

Avez-vous un message à transmettre ?

L’eau c’est la vie, alors je souhaite longue vie à Aquassistance et qu’elle continue à œuvrer pour aider les populations en manque d’eau et d’assainissement. La population du village et son chef se joignent enfin à moi pour souhaiter une bonne et heureuse année à toute l’équipe d’Aquassistance !

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4 questions à Mathilde Lestra, chargée de mission coopération décentralisée au Conseil Général de l'Isère

 
 
 

Comment est née la coopération décentralisée du Conseil Général de l'Isère avec la région de Tambacounda (Sénégal) et en quoi consiste-t-elle ?

La coopération a été mise en place en 2002 avec la région de Tambacounda (Sénégal), qui englobait alors la Région de Kédougou. En 2009 les deux régions se sont scindées, mais le Conseil Général a fait le choix de conserver des relations privilégiées de coopération avec chacune.

Cette coopération présente trois volets : appui institutionnel et animation du territoire, valorisation des territoires par le tourisme, la culture et l’environnement et appui aux services publics de base. Dans ce cadre, le Président du Conseil général de l’Isère signe des conventions triennales avec les instances sénégalaises partenaires, assorties de programmes triennaux d’action.

Pour ce qui est des services de base, nous appuyons en particulier les domaines de l’éducation, notamment populaire, de la santé avec la construction d’une maternité à Tambacounda, et de l’action sociale avec un programme d’appui à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Comment se passe le partenariat avec Aquassistance ?

En matière d’hydraulique le Conseil général de l’Isère coopère avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et Aquassistance en vue de l’alimentation en eau et de l’assainissement de trois villages de la Communauté Rurale de Sinthiou Mamadou Boubou.

L’initiative vient du Président de la Communauté rurale et a été relayée par le Conseil Régional de Tambacounda. L’objectif est d’avoir une expertise extérieure en hydraulique et de mutualiser les expériences et les ressources.
Lors de la mission Aquassistance de mai pendant laquelle des travaux de forage ont été réalisés, l’équipe a rencontré notre volontaire de solidarité internationale basée au Sénégal, qui est un bon relais local. La coopération avec Aquassistance est satisfaisante, grâce entre autres au professionnalisme d’Aquassistance.

Avez-vous eu vous-même l'occasion de vous rendre au Sénégal ?

J’ai effectué une mission technique de deux semaines à Tambacounda et Kédougou en janvier 2014, pour faire un suivi de la coopération décentralisée et quelques ajustements. J’ai pu constater que les partenaires étaient très impliqués.

Communiquez-vous à ce sujet en Isère ?

Nous éditons une Brève du Sénégal, une newsletter trimestrielle qui fait le point sur les projets de coopération dans nos régions partenaires. Nous communiquons également sur ces actions par le biais d’Isère Mag, le mensuel du Département. Nous organisons des conférences ainsi que des réunions de suivi avec toutes les associations impliquées pour s’informer, se mettre en cohérence, créer des passerelles et instaurer des pratiques innovantes.


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Rencontre avec Jean-Baptiste Konkobo du Centre St. Philippe à Koupéla, Burkina Faso

A l'occasion de sa visite en France, nous avons accueilli dans nos bureaux Jean-Baptiste Konkobo du Centre St. Philippe, partenaire local de l'ACKSP (Amis du Centre Kourita St. Philippe) au Burkina Faso.

« La collaboration avec Aquassistance a commencé grâce à Monsieur André SILGA de l’ACKSP, qui vivant en France a eu connaissance d’Aquassistance et a pensé à la situation de son pays. Il a fait appel à moi pour recevoir l’équipe d’Aquassistance au moment de l’expertise en eau potable.

Franchement c’est une providence et une joie immense de rencontrer votre association. Le projet nous enlève une épine du pied. Chaque fois que nous faisons le tour des villages, on voit la situation et on se sent impuissant : les gens tombent malades en buvant une eau insalubre dans les marigots ou les puits à grand diamètre et parcourent le plus souvent de grandes distances pour se la procurer.

L’arrivée de l’eau potable va changer la vie dans ces villages de Koupéla et va même amener de l’activité économique. Elle va surtout prolonger l’espérance de vie, qui est actuellement de 49 ans à Koupéla. La population n’a pas assez de soins. Dans les villages, on se contente généralement d’herbes et de racines prescrites par des tradipraticiens qui ne sont pas toujours efficace. L’eau potable va compenser beaucoup d’insuffisances sanitaires.

Nous nous occupons de 42 villages, dont une dizaine seulement possède un forage. Certains villages sont jaloux de voir que leurs voisins disposent de l’eau potable.

J’en profite pour dire d’abord un grand merci à Aquassistance pour ce qui est déjà fait et la lancer un nouvel appel pour qu’elle couvre autant de villages que possible avec des projets d’alimentation en eau, source de vie et de développement »

 

A Koupéla les travaux de forages ont été réalisés. Une consultation d'entreprises est en cours pour installer 4 pompes à motricité humaine pour les villages, ainsi qu'un système de pompage solaire et un réservoir pour le lycée agro-pastoral de Lioulgou. Le Conseil Général des Yvelines a octroyé une aide financière au projet.


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4 questions à André Silga, Président d’ACKSP

Qui est André Silga ? Qui est ACKSP ?

Je suis arrivé en France en 1975 après avoir enseigné au Burkina Faso, pour poursuivre mes études. C’est là que j’ai fait la connaissance de Christiane Blanchet de l’association "les Cordées de l’Amitié", grâce à qui j’ai pris conscience de la situation de mon pays. Comme j’y étais immergé, je ne voyais pas les problèmes. Elle m’a demandé si j’avais quelque chose à proposer pour mon village. Cela a été le déclic. Au village ils n’avaient pas d’éclairage, pas d’école, pas d’eau potable. Il fallait parcourir 2-3 km pour chercher de l’eau. 3.500 FF m’ont été remis et je suis reparti au village avec. Grâce aux Cordées, nous avons commencé à creuser des puits dans plusieurs villages. Et nous avons construit une école de trois classes, fourni des charrues, des charrettes, des ânes.

En 1990 des paysans sont venus me demander si on pouvait créer un collège. Les Cordées de l’Amitié ne pouvaient pas prendre en charge un si gros projet. C’est là que l’ACKSP est née. Cela veut dire Les Amis du Centre Kourita St. Philippe, appelé ainsi en honneur de Kourita, le fondateur du Kouritenga dans la région de Koupéla et de St. Philippe Neri, fondateur de la congrégation de l’Oratoire.

Que réalise l’ACKSP ?
L’objectif est de développer l’enseignement. Il n’y a que l’éducation qui peut aider au développement. Avec le soutien des Cordées de l’Amitié, puis des Apprentis Orphelins d’Auteuil et de l’Union Européenne, nous avons construit une cité sur un terrain de 10 ha, comprenant un collège d’enseignement technique et général, un internat, une fabrique de parpaings et un garage. Nous avons aussi créé 5 centres d’alphabétisation pour femmes, des moulins, un lycée de 1000 élèves et un centre hôtelier.

Comment se passe la collaboration avec Aquassistance ?
J’ai connu Aquassistance grâce à un collègue de l’école où j’enseigne. Des villageois de la région de Koupéla me pressaient de faire quelque chose car ils buvaient la même eau que les animaux. J’ai donc déposé une demande auprès d’Aquassistance, qui a été acceptée. Une équipe est venue sur place et a constaté que la demande était réelle. Au retour du Burkina j’ai rencontré plusieurs fois Audrey Magné d’Aquassistance, qui suit le projet, ainsi que des responsables du Conseil Général des Yvelines, qui a accepté de le financer. Une prospection géophysique a été menée pour définir les caractéristiques des futurs forages. Des pompes à motricité humaine sont prévues, ainsi qu’un pompage solaire pour le collège agricole et pastoral qui fonctionne à Lioulgou.

Quels sont vos projets ?

Nous projetons d’ouvrir bientôt un BTS dans le lycée que nous avons créé. Nous sommes optimistes : ce lycée a reçu les félicitations du Ministère de l’Éducation du Burkina Faso. Il y a beaucoup d’échanges entre des écoles des deux pays.

Tout ce que nous faisons, nous essayons de le faire avec les Burkinabés. Il faut agir pour que les choses se fassent millimètre par millimètre. Il y a des compétences sur place, un savoir-faire, des idées. Ce qui manque le plus ce sont les moyens.


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4 questions à Julie Labeyrie, Présidente de l’association IDEES Madagascar

Qui est IDEES Madagascar ? D’où vient son nom ?

Ingénieurs pour le Développement et les Échanges est une association d’étudiants ingénieurs de l’ESME Sudria, créée en 1994. Elle réalise chaque année des projets à Madagascar dans la même commune, Alakamisy, qui est composée de 250 villages.

Qu’avez-vous réalisé à Alakamisy ?

Nous y avons réalisé vingt sept réseaux d’eau potable, six réseaux électriques et deux écoles.

Comment s’est passé la collaboration avec Aquassistance ?

Nous avons reçu Claude Renault d’Aquassistance à Alakamisy sur un chantier eau potable pendant six jours. Il nous a apporté son expertise sur des questions de filtration d’eau afin de la rendre potable. Il a réalisé des analyses bactériologiques et nous a aidés à améliorer les bacs filtres. Depuis nous réalisons tous nos filtres sur ce modèle, plus efficace. Il nous a aussi apporté des conseils sur la gestion du réseau, en formant et conseillant un comité qui gère le réseau pendant que nous ne sommes pas là.

Quelle sont la spécificité et les éventuelles difficultés d’une association étudiante ?

Nous avons parfois du mal à être pris au sérieux, certaines entreprises ne finançant pas les associations d’étudiants. Cela dit, le fait que l’association ait 20 ans d’expérience aide à surmonter cet obstacle. Nous nous attachons à garder une continuité d’année en année : les anciens étudiants forment les nouveaux sur le terrain.

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4 questions à Alain Verdier, Président de l’association Armanioc

Qui est Armanioc ? D’où vient son nom ?

Armanioc est une association d’aide au développement de la commune de Founzan au Burkina Faso. Armanioc basée à Condom, pays de l’armagnac, s’est associée avec Founzan, pays du manioc. Le nom a été trouvé dans le cadre d’un concours.
Armanioc a été fondée en 1990 suite au voyage de trois jeunes de Condom au Burkina Faso.  Tombés en panne à Founzan ils ont été très bien accueillis. Rentrés en France ces jeunes ont décidé  d’aider ces Burkinabés qui les avaient si bien reçus.
N’étant pas des Burkinabés, ce n’est pas à nous de décider ce qui est à faire à Founzan. Une association locale centralise les projets et décide de ceux qui seront financés. De son côté Armanioc ne finance jamais un projet en totalité, mais à 88% pour les projets collectifs et à 50% pour les projets individuels, le reste étant à la charge des bénéficiaires. Les  principaux domaines d’intervention sont la santé, l’éducation, l’agriculture, l’eau, l’environnement, la promotion des femmes, les activités génératrices de revenus.

Comment est né le projet d’alimentation en eau à Founzan ?

C’est par hasard que nous avons appris l’existence d’Aquassistance, quand Nicolas, notre salarié permanent à Founzan est venu en France et a visité une station de traitement d’eau à Condom.
A Founzan l’eau était gratuite, alors qu’une loi burkinabé de 2009 stipulait qu’elle devait être payante pour constituer un fonds de réserve, à utiliser pour pallier les pannes sur le réseau. Le projet eau potable mené avec Aquassistance consiste à finir des installations qui avaient été commencées mais jamais finies (château d’eau et réseau d’alimentation avec installation de compteurs volumétriques). L’eau revient à 0,01 € les 20 litres.

Comment se passe la collaboration avec Aquassistance ?

On a affaire à des professionnels qui connaissent les techniques de pompage et de traitement de l’eau, qui nous les expliquent avec des mots simples. Ils connaissent aussi l’Afrique et les acteurs de l’eau au Burkina Faso. Le rapport de mission sur le terrain fait par 3 bénévoles a servi à monter le projet auprès de nos partenaires, la Mairie de Condom puis l’Agence de l’Eau Adour Garonne, qui ont accepté de le cofinancer en application de la loi Oudin.

Les habitants de Founzan sont-ils impliqués dans le projet ?

Ils participeront en creusant les tranchées, bien que la période des travaux coïncide avec le ramassage du coton.
En 23 ans de collaboration, la commune de Founzan a énormément changé : d’une école  pour 15 villages en 1990 on est passé à 19 écoles primaires, 2 collèges et un lycée et d’un dispensaire à 4 actuellement.