Menu icoMenu232Dark icoCross32Dark

Retour
Togo (Agbanakin) – De l’eau et des frontières

Togo (Agbanakin) – De l’eau et des frontières

C’est en tant que bénévole et juriste qu’Oyhana Herlax-Bouresmau est partie à Agbanakin, dans l’équipe de Jacques Terraz. Sa première mission pour Aquassistance avait eu lieu en 2006 dans le Bénin voisin.

Le projet d’Agbanakin, mené avec l’association SANBETO, vise à alimenter près de 2 500 habitants vivant dans le delta du Mono au Togo, frontière naturelle avec le Bénin. Aujourd’hui, les femmes et les enfants se chargent d’aller chercher l’eau à une dizaine de kilomètres. Pourtant il y a un dispensaire et une école à Agbanakin. Depuis peu, il y a même l’électricité provenant du barrage en amont sur le fleuve Mono, infrastructure partagée entre les deux pays.

De l’autre côté du fleuve, au Bénin, la ville de Grand Popo, grâce à l’aide d’Aquassistance est alimentée en eau potable depuis 2004. Tous les jours des hommes et des femmes traversent le fleuve à pied ou en pirogue pour aller sur les marchés vendre leurs marchandises. Il s’agit d’un même peuple, mais avec deux nationalités. Le plus simple aurait donc été de tirer une canalisation depuis le Bénin, le long du pont traversant le Mono. Cependant, la dimension diplomatique n’a pas permis une telle solution.

La mission d’Aquassistance avait donc pour objectif de valider la solution alternative, consistant à créer un forage à Agbanakin, à une profondeur d’environ 350 m et répartir les rôles entre l’Etat togolais, les habitants d’Agbanakin, les entreprises de forage, un éventuel maître d’œuvre, Aquassistance et l’association Sanbeto, à l’origine de ce projet. Tâche compliquée dans un pays où la décentralisation n’est qu’un texte de loi et les villages dépourvus d’existence juridique.

Pendant la mission, les habitants réunis sous l’arbre à palabre du village ont posé de nombreuses questions sur le projet, laissant ainsi transparaître leur intérêt pour celui-ci et sa pérennité. Aussi, quelle ne fut pas la surprise des habitants d’apprendre que la nappe, à cette profondeur, était la même que celle de Possotomé au Bénin. La réputation de cette eau a depuis longtemps dépassé les frontières puisqu’elle est mise en bouteille et vendue dans les deux pays.

Grâce au forage d’Agbanakin, les peuples vivant de chaque côté des rives du Mono entraperçoivent la possibilité d’être réunis à nouveau. Espérons que l’eau, matière essentielle et stratégique à l’orée du XXIème siècle, soit source de paix dans la région du Mono.

Consultez également
Madagascar : Finalisation du projet à Ambatobe

Madagascar : Finalisation du projet à Ambatobe

Démarré en 2016, le projet d’amélioration de l’accès à l’eau des fokontany (villages)...

31 mars 2020
Labaronne-Citaf nous soutient en 2020

Labaronne-Citaf nous soutient en 2020

Labaronne-Citaf est une société qui conçoit et industrialise des solutions souples pour le...

31 mars 2020
Madagascar - Bilan et perspectives du projet Ranofisotro (interview)

Madagascar - Bilan et perspectives du projet Ranofisotro (interview)

Entre 2013 et 2014, plusieurs missions d’expertise avaient été effectuées dans les communes de...

27 mars 2020
Journée mondiale de l'eau 2020 : l'eau et le climat (interview)

Journée mondiale de l'eau 2020 : l'eau et le climat (interview)

Depuis près de 30 ans, la communauté internationale célèbre l’eau le 22 mars et sensibilise à la...

22 mars 2020
[Evènement] Remise de chèque à l'usine SUEZ de Louveciennes

[Evènement] Remise de chèque à l'usine SUEZ de Louveciennes

Suite à des travaux de rénovation réalisés sur les équipements de l’usine de production d’eau...

17 janvier 2020
AQUASSISTANCE conçoit une unité de dessalement mobile d’urgence

AQUASSISTANCE conçoit une unité de dessalement mobile d’urgence

En 2017, les Caraïbes et notamment les îles de Saint Martin et Saint Barthelemy étaient durement...

15 décembre 2019
Fermer En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et notre Politique de Confidentialité. En savoir plus